you know how i feel

Et voila, une autre semaine de passée. C’était week 17..

Et qu’est-ce que j’ai fait cette semaine? J’ai l’impression d’avoir dormi toute la semaine. Et pourtant non, je suis allée au restaurant – deux fois, dont une fois où j’ai bien cru mourir, les épices me creusant un trou dans l’estomac (la nourriture indienne épicée, je vais m’en tenir éloignée un petit moment) – je suis allée au cinéma, et j’ai visité Bristol.

Bristol, où j’ai profité d’un soleil radieux, et beaucoup marché. C’est une jolie ville, je crois qu’on s’y sent bien. Y vivre doit être agréable. Une ambiance totalement différente de trashy Nottingham…

Il a neigé ce matin (cette nuit?). Je crois n’avoir jamais autant désiré le retour du printemps, de l’été, du soleil, des douces températures. Des après-midis allongée au soleil, dans mon jardin ou au jardin des Tuileries, lire, ne rien faire, sentir la chaleur du soleil sur ma peau, et jouer avec un brin d’herbe et mon chat.
Bon, en attendant, je me contente de mon sofa, mes écharpes, et mes grosses couettes.

Le temps passe, comme je l’ai dit, et il fera beau et chaud, et je serai de retour en France bien plus vite que je ne le pense. Pour le meilleur et pour le pire.

une heure du matin

C’est le week-end. Une heure du matin. Mais ce n’est pas encore samedi pour moi. La semaine est passée vite, et pourtant, je ne me souviens pas très bien de ce que j’ai fait.

Un cours séché, pour dormir une heure de plus. J’hiberne, il fait froid, froid. (J’aimerais, un jour, pouvoir dire le contraire.) Un film au cinéma (Sherlock Holmes, dont le meilleur fut encore Jude Law). Hmm. La fin de Heroes (♥). Toutes ces choses, réelles, matérielles, pour me souvenir que je n’ai pas seulement rêvé ces derniers jours. Rêvé ou plutôt imaginé.

Perdue dans mes pensées, voila ce que j’ai fait le plus. Me projeter dans le futur. Planifier mon retour parisien. Reprendre mon job. Mes études. Mon train de vie parisien. Retrouver ma ville. Home.

Sauf que… C’est trop tôt. Je pense à septembre, alors que février vient à peine de commencer. Décidément.. Quand je ne me perds pas dans le passé, j’imagine le futur. Le présent est-il si difficile à vivre? Non, pourtant.

Et oui à la fois.. Le présent n’est pas difficile à vivre, c’est simplement, je pense, que j’ai le temps. De vivre une vie passée et future au travers de mon imagination. Le temps. J’ai l’impression de n’en avoir jamais eu tellement. Par peur du vide peut être, je vis par procuration, tantôt dans le passé, tantôt dans le futur..

Bon, chose concrète: La St Valentin. Qui m’insupporte davantage de jour en jour. (Ceux qui me suivent sur facebook/twitter l’ont compris..) Au début, les cœurs dans les vitrines me faisaient sourire, et me rendaient légèrement mélancolique, mais maintenant, je vomis cette pseudo-célébration de l’amour. Non, pas parce que je suis une célibataire aigrie. Don’t get me wrong, I love love. (Et je ne suis pas aigrie d’ailleurs.)

Déjà en temps normal, les démonstrations amoureuses niaises, ça me rend malade, alors imaginez la St Valentin… Où tout est prétexte à déclarer sa flamme, de la façon la plus kitch/niaise/cliché (ne rayez aucune mention, aucune n’est inutile) qui puisse exister.
Vivement que ça soit terminé. (Et puis, mardi gras, c’est mieux de toute façon.)

Bristol samedi prochain? Week-end cocooning à priori. Avec mes bouquins, mes cours (hum), du thé et des muffins. Perfect.

scène dansante

Week 16, la vie continue. Vent. Froid. Maudit pays. Vivement le printemps et l’été.

Je me prends un peu pour une anglaise. (Mais je m’habille, moi..) Mon accent se fait de plus en plus britannique à mesure que je fréquente mes amis anglais. (Paraît-il..) Je déjeune au pub, mange des jacket potatoes et des (veggie) English breakfast. Je bois du thé, encore du thé, toujours du thé. Avec du lait.
Et je ne vous parle même pas de mon franglais! D’ailleurs, avec une amie qui est ici depuis deux ans et demi, qui a donc bien assimilé la langue, etc, nos discussions sont très, euh, oui, franglaises, quite simply..

Quand je suis à la fac, il est rare que je ne tombe pas sur une de mes connaissances, ce qui me donne l’impression de connaitre tout le monde. (Faux.) Des amis anglais, italiens, français, allemands. Qui jouent au Quidditch (true story), sortent de la bibliothèque ou prennent un verre au restaurant/bar du campus.

Moi-même je passe un certain temps à la bibliothèque, ce qui honnêtement, n’était sérieusement pas arrivé depuis la 6e. Avec un cappuccino, et mes dictionnaires Larousse et Collins-Robert, je traduis du français vers l’anglais, et vice-versa. Je m’arrache les cheveux sur des tournures de phrases, et suis fière de pouvoir créer des assonances qui n’étaient pas même dans le texte d’origine. Après tout, j’aime bien traduire. J’ai eu 71% de moyenne dans cette matière au premier semestre – ma meilleure moyenne. (Pratique pour un futur master?)

Et puis je prévois mes sorties (culturelles). Des concerts, un opéra en mars. Mon anniversaire en Angleterre. Une soirée quizz un dimanche? Peut-être Chatsworth dans deux semaines. Oxford est déjà sold out. Londres bientôt. Et sinon, Cambridge, c’était chouette, malgré le froid, le brouillard. Punting is cool.

Dans le bus j’écoute MUSE. Je les verrai en juin à Paris. (Ce n’est pas trop tôt..) J’écoute aussi cette chanson qui me ramène à cette époque parisienne. L’époque rue de Rennes-95-Haussmann-96-St Paul. Et je pense à septembre 2010. La fac, le master, maybe, un boulot, un appartement à (re)trouver. Et du coup, j’ai peur, et je change de chanson.

J’achète un nouveau carnet à Paperchase, cette papeterie où j’ai envie de tout acheter. Un carnet avec des dessins d’appareils photo en couverture. Un carnet pour ces mots que je ne couche pas sur une page virtuelle. Noir sur blanc, mes souvenirs, et puis tout le reste.

(That’s my life.)

family

Je suis passée de l’autre côté du comptoir le 9 juin 2008. Let’s get physical. Été intra-muros. J’ai rejoint la famille des t-shirts bleus.

C’était d’abord un bel été, passé à dos de scooter. Danser, rire, boire trop de vin, trop souvent. T-shirt rose vif, vert pistache et jaune citron. Frappé fraise? Le boulevard Haussmann était ma deuxième maison. Ligne 4. Ligne 9. Chaussée d’Antin-Lafayette.
Le parc Montsouris aussi. Le flirt avec Mr le directeur.
Ce n’était que le début..

L’automne est arrivé. T-shirt bleu. Je fais partie un peu plus de la famille à mesure que le temps passe. Littéralement.
Ma vie se situe entre St Placide, official home, et St Sulpice. Haussmann. St Paul parfois.. Je suis heureuse.

C’était les pauses déjeuner d’une demie-heure. Dix minutes pour l’entrée, dix minutes pour le reste, et encore dix minutes pour le café/cigarette, partagé ou solitaire, ça dépendait. Le rush. 12h-14h.
Les fermetures de restaurant, l’après-midi à faire des Jardins Dévastés. 20h, partir, sortir ou dormir?

C’était aller voir les amis, les autres t-shirts bleus, dans leurs restaurants à eux. C’était se déguiser en cow-girl en novembre, et finir par pleurer dans les toilettes de la boîte. (Et se faire consoler, ironiquement, par celle qui finira par avoir la place convoitée à l’époque.)

C’était trop. Trop de tout, et surtout c’était un peu trop ma vie. Mais j’étais heureuse quand même.

Ce garçon, qui travaillait dans le restaurant plus loin. Étudiant en cinéma, grand et vivant dans le 5e arrondissement. Qui passait parfois, quand il avait fini sa journée, quand j’avais fini la mienne par coïncidence, et qui partageait une cigarette avec moi. Il repartait, je restais pour manger mon dessert et boire un énième café.

Se lever à 6h30 pour commencer à 7h. Un nouveau directeur. Des changements. Une nouvelle équipe. Les anciens qui disparaissent au compte-goutte. Est-ce que je suis une ancienne?

Mon grand ami, avec ses (fausses) lunettes, avec qui on discutait de séries télé US. La famille est éparpillée de la Suède jusqu’en Colombie, en passant par le Danemark et l’Italie.
Ce grand brun qui jouait au foot. Une autre végétarienne. Le big boss, sa moto, son sourire. Et cet autre, son tatouage, ses piercings, et l’attirance que je n’ai jamais pu expliquer.

L’aventure s’est terminée le 31 juillet 2009..
Pourquoi ne pas la reprendre en septembre 2010? Peut être. Peut être pas. Who knows?
C’était une belle année parisienne.

crêpe

Donnes-moi la main. Écoutes. Fermes les yeux. Je suis fatiguée de rien. Fatiguée de demain.

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