Archive pour la catégorie ‘Thoughts’
different
Parfois, je me demande si les anglais(es) sont des être humains normalement constitués. S’ils ont un gène supplémentaire, ‘résistance au froid’ dans leur bagage génétique.
Ou alors, ils prennent les devants, après tout, il paraît que la terre se réchauffe, alors ils s’entraînent, c’est ça?
Ou encore, ils veulent juste se montrer. « Regardez comme je suis belle avec ma mini-robe. Non, je n’ai pas froid, pourquoi? Oh, il fait -3°C? J’avais pas remarqué! » (Menteuse, tu as la chair de poule.)
Ce matin, -1°C (ce qui doit vraisemblablement être chaud par ici), à l’arrêt de bus, une fille et son décolleté. Bon, elle avait une veste. (C’est déjà un grand pas – pour une anglaise de base.) A côté d’elle, j’avais l’impression de partir en mission en Alaska.
Et puis les garçons en shorts/bermudas et/ou en tongs. (Si, si!) J’en vois encore parfois.
C’est un truc dont je m’étonnerai toujours. L’apparente imperméabilité britannique au froid. Et aussi longtemps que j’en serai témoin, je continuerai à élaborer des théories sur le sujet. (Pour mon plus grand divertissement.)
family
Je suis passée de l’autre côté du comptoir le 9 juin 2008. Let’s get physical. Été intra-muros. J’ai rejoint la famille des t-shirts bleus.
C’était d’abord un bel été, passé à dos de scooter. Danser, rire, boire trop de vin, trop souvent. T-shirt rose vif, vert pistache et jaune citron. Frappé fraise? Le boulevard Haussmann était ma deuxième maison. Ligne 4. Ligne 9. Chaussée d’Antin-Lafayette.
Le parc Montsouris aussi. Le flirt avec Mr le directeur.
Ce n’était que le début..
L’automne est arrivé. T-shirt bleu. Je fais partie un peu plus de la famille à mesure que le temps passe. Littéralement.
Ma vie se situe entre St Placide, official home, et St Sulpice. Haussmann. St Paul parfois.. Je suis heureuse.
C’était les pauses déjeuner d’une demie-heure. Dix minutes pour l’entrée, dix minutes pour le reste, et encore dix minutes pour le café/cigarette, partagé ou solitaire, ça dépendait. Le rush. 12h-14h.
Les fermetures de restaurant, l’après-midi à faire des Jardins Dévastés. 20h, partir, sortir ou dormir?
C’était aller voir les amis, les autres t-shirts bleus, dans leurs restaurants à eux. C’était se déguiser en cow-girl en novembre, et finir par pleurer dans les toilettes de la boîte. (Et se faire consoler, ironiquement, par celle qui finira par avoir la place convoitée à l’époque.)
C’était trop. Trop de tout, et surtout c’était un peu trop ma vie. Mais j’étais heureuse quand même.
Ce garçon, qui travaillait dans le restaurant plus loin. Étudiant en cinéma, grand et vivant dans le 5e arrondissement. Qui passait parfois, quand il avait fini sa journée, quand j’avais fini la mienne par coïncidence, et qui partageait une cigarette avec moi. Il repartait, je restais pour manger mon dessert et boire un énième café.
Se lever à 6h30 pour commencer à 7h. Un nouveau directeur. Des changements. Une nouvelle équipe. Les anciens qui disparaissent au compte-goutte. Est-ce que je suis une ancienne?
Mon grand ami, avec ses (fausses) lunettes, avec qui on discutait de séries télé US. La famille est éparpillée de la Suède jusqu’en Colombie, en passant par le Danemark et l’Italie.
Ce grand brun qui jouait au foot. Une autre végétarienne. Le big boss, sa moto, son sourire. Et cet autre, son tatouage, ses piercings, et l’attirance que je n’ai jamais pu expliquer.
L’aventure s’est terminée le 31 juillet 2009..
Pourquoi ne pas la reprendre en septembre 2010? Peut être. Peut être pas. Who knows?
C’était une belle année parisienne.
the answer
Projet professionnel: Live happily ever after.
Comment? Pourquoi? Est-ce possible? Oui, oui. (I just hope so.)
2009?
Comme à chaque changement d’année, tout le monde s’empresse de faire des rétrospectives de l’année passée, et des horoscopes pour l’année à venir. Noël c’est fini, malheureusement, alors on s’empresse de penser à la nouvelle année. Alors qu’au fond, on s’en fiche un peu. Le réveillon du 31 est pour beaucoup, une ultime raison de boire et manger un peu trop. Et c’est tout.
Bon, et bien, 2009, qu’est-ce que c’était pour moi?
Voyons.. Je pense 2009, et je souris. C’était une belle année dans l’ensemble. Janvier-février, juin, septembre, étaient les mois les moins bons. A l’inverse, mars, avril, août, novembre, décembre étaient les meilleurs.
Je pense 2009, et je pense cinéma, où j’aurai beaucoup été. Je pense à Paris, que j’ai arpenté. Et puis l’Angleterre bien entendu. Avec ses bons et moins bons côtés.
Cette année peut se diviser en deux extrêmes. D’abord la fête, la fatigue, le temps de rien. Puis je me suis assagie, de gré ou de force. Il y aura eu ce semestre quasiment vide de cours, mais la 2e année empochée tout de même. 2009 c’était la fin de mon premier job aussi. J’ai perdu quelques personnes cette année. Pour le meilleur et pour le pire.
Mon vieux chat et mon vieux chien, tous deux m’ayant vu grandir, se sont éteints l’année de mes 20 ans. Oui car 2009, c’était surtout l’année de mes 20 ans.. Et je crois qu’à 20 ans, on est très heureux, mais très perturbé aussi. Parce que l’avenir est incertain, et que l’on est plein d’inquiétudes.
Malgré tout, dans l’ensemble, une année optimiste. (Avec ses hauts et ses bas.) Si elle était à refaire, je changerai deux-trois choses, c’est certain. Mais c’était une bonne année. Ni exceptionnelle, ni mauvaise. Une bonne année…
quand je serai grande…
Petite, je voulais être danseuse étoile. Pendant que les autres allaient à la maternelle, je ne faisais que danser devant le Lac des Cygnes et Roméo et Juliette, et j’ai troué bien plus d’une paire de chaussons repetto.
Et puis j’ai grandi, et j’ai arrêté de danser. Je suis finalement allée à l’école, comme les autres, j’ai commencé à porter des lunettes, et ai voulu être maîtresse. Quelle originalité. Jusqu’à peu je pensais encore devenir prof, mais à la fac cette fois. Mais non, non plus.
En vrai, j’aimerais être une sorte de ‘couteau-suisse créatif’.
J’aimerais prendre des photos. Plein, plein. De tout. De belles villes, de jolie nature, de belles personnes, de pâtisseries appétissantes. Et avec ces photos, faire des livres. De grands livres, vous savez, qui font rêver.
Comme j’aime écrire, j’écrirais aussi des choses dans ces grands livres.
Écrire, oui, ça aussi j’aime beaucoup le faire. Je le fais tout le temps. A vrai dire, j’écris beaucoup sur moi-même si ce n’est pas sur ce que j’observe naïvement. C’est parce que je n’aime pas écrire sur des choses que je connais pas bien. Me connaissant plutôt bien, il est donc logique que j’écrive sur ma petite personne (comme je le fais depuis le début ici..). Mais j’aimerais écrire autre chose aussi.
J’aimerais savoir dessiner aussi. Et jouer du piano, comme maman. Chanter, j’aime beaucoup chanter. La musique est un monde dans lequel je me perds souvent. Et le cinéma! Ah, j’aurais adoré être une bonne comédienne. Mes deux ans de théâtre au lycée ne m’ont pas convaincue. Les planches ne sont pas faites pour moi, semble-t-il..
Aussi voyager. Voir de l’ailleurs, ça aussi j’aimerais beaucoup le faire quand je serai grande. Et bien sûr, prendre des photos. De la Suède ensoleillée, de New York enneigé en hiver, de l’Inde et ses couleurs…
Oh, et cuisiner, faire des montagnes de gâteaux!
Mon monde est un monde de rêves, tout doux, rempli de beauté et de sourires.
Finalement, je ne veux qu’une chose quand je serai grande: (Continuer à) Être heureuse.