all over town

Week 15. Février. Froid, froid, froid.

Ils sont partis.. Les danseurs, les danseuses, la magie du ballet. The Nutcracker, The Sleeping Beauty, et mes souvenirs. Ils me manquent déjà. (J’en veux toujours plus.)

Du thé, un cheese-cake au chocolat. 9 semaines et je serai de nouveau de retour en France, pour de nouvelles (longues) vacances. Ça semble si peu. Trop peu pour faire toutes ces choses que je veux faire.
Aller à Londres, ailleurs. Au cinéma. Lire, lire, lire. Continuer à aller au restaurant, boire du thé à Lee Rosy’s. Visiter le château de Nottingham (il serait temps). Trop de choses. Et j’oubliais.. Les essays et autres présentations. Youpi.. (NOT!)

Je vais bien, tout va bien, comme vous pouvez le voir. A ce propos..

L’étudiant Erasmus est, je trouve, sous une certaine pression. On ne cesse de lui répéter de la ‘chance qu’il a’ et qu’il se doit de ‘profiter du séjour’ et blablabla.. Le fait est que, certes, c’est chouette, etc, mais il suffit de montrer un seul signe de faiblesse, de nostalgie, de mélancolie, et l’on est montré du doigt. Pour ne pas ‘profiter’. Pour ne pas ‘kiffer’ comme disent les jeunes de nos jours…
Aha. D’où la naissance d’une certaine culpabilité quand il arrive de se sentir, parfois, loin de chez-soi. Qui amplifie la mélancolie. Etc. Cercle vicieux? Un peu non..?

« Tu kiffes pas la moindre seconde de ton séjour Erasmus? Ingrate va! »

Hmm. Non voila, c’est tout.
Ah, et autre chose, sur ce magnifique site communautaire, j’ai nommé facebook, une de mes ‘amies’ a crée un groupe ‘C’est pas mal, c’est Erasmus’. Hmm, bref résumé de la description: Je ne vais jamais en cours car je décuve/dors/voyage, je couche avec la moitié du campus, je mange de la junk-food 24/7 et tous mes amis sont des étudiants étrangers.

Désolée, mais, euh, non. Et je crois que beaucoup de personnes ont cette image de l’étudiant/du séjour Erasmus.
Je suis loin d’être un moine ascétique, et je sais aussi que ce ne sont pas des choses à prendre au premier degré.. Mais tout de même!

Personnellement, je fuis les soirées dites ‘Erasmus’ parce que je ne suis pas spécialement venue en Angleterre pour rencontrer la pétasse parisienne de base, que je peux croiser dans le métro à n’importe quel moment de la journée et de la nuit. (Et que je n’ai que trop croisée ici, le monde est petit..) Et les étudiants Italiens, Espagnols, Allemands.. Okay. J’en connais quelques uns, qui sont très sympathiques, mais bon. England.. English people anyone??

Alors voila. Quant à faire défiler dans mon lit des inconnus, hmm comment dire.. Non?
BREF. Ce groupe m’a quelque peu affligée. (Et voir qu’il n’y a que 7 membres, ça me rassure.. Pour le moment.)(Et je répète, je sais que ce n’est pas à prendre au premier degré, MAIS quand même.)

Je sais pas.. J’aime beaucoup ce que je fais en Angleterre so far. Aller en cours, aller au restaurant toutes les semaines avec des Anglais formidables (et végétariens), discuter dans la cuisine avec mes deux colocataires adorables, aller voir des concerts, des ballets, et bientôt de l’opéra. Visiter quelques villes. Me promener et prendre des photos. Boire du thé, beaucoup de thé, avec des amis. Aller à quelques house-parties…
Profiter à ma façon de ce que ce séjour m’offre. And don’t get me wrong, oui, ma famille, mes amis, la France me manque, mais ça ne veux pas dire que je ne ‘profite’ pas et/ou que je regrette ma venue en perfide Albion.

Loin de là, my friends, loin de là..

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